Le problème : chauffer une passoire thermique avec une PAC
Dans un logement DPE F ou G, les déperditions thermiques sont telles que la PAC fonctionne en permanence à pleine puissance. Son COP réel chute, la facture s’envole. Résultat : un investissement de 8 000 à 12 000 euros qui n’économise presque rien.
Le DPE minimum recommandé avant installation d’une PAC
Un logement devrait atteindre au moins le DPE D (moins de 250 kWh/m²/an) avant d’installer une PAC air/eau. Idéalement DPE C pour une PAC basse température. Dans un logement DPE E ou F, la PAC doit être surdimensionnée (plus chère) et son COP réel est de 2 à 2,5 au lieu de 3,5 à 4,5.
L’ordre logique des travaux
- Isolation des combles : 30 à 40 % des déperditions. 20 à 40 euros/m². Aide jusqu’à 75 euros/m².
- Isolation des murs (ITE ou ITI) : 25 à 35 % des déperditions. 80 à 200 euros/m².
- Remplacement des fenêtres : si les menuiseries sont très dégradées.
- Installation de la PAC : une fois l’enveloppe améliorée, la puissance nécessaire est plus faible.
Le double bénéfice de la rénovation séquencée
Dans une maison DPE C, une PAC de 7 à 9 kW suffit là où un DPE F en aurait requis 14 à 18 kW. Économie matériel : 2 000 à 5 000 euros. Le COP moyen annuel passe de 2 à 2,5 (mal isolé) à 3,5 à 4,5 (bien isolé).
MaPrimeRénov’ Parcours Accompagné
Pour les rénovations atteignant au moins 2 sauts de DPE : jusqu’à 90 % de taux de subvention pour les ménages très modestes, enveloppe jusqu’à 70 000 euros de travaux éligibles.
Conclusion
Isolation et PAC sont complémentaires. Commencez par l’enveloppe (combles, murs, fenêtres) puis installez le système de chauffage performant : facture réduite de 60 à 80 % et confort radicalement amélioré.







