L’idée reçue à déconstruire
La PAC serait inutile à -10 °C. Cette affirmation était partiellement vraie pour les anciens modèles. En 2026, les PAC inverter de dernière génération maintiennent un COP positif jusqu’à -20 °C ou -25 °C.
COP selon la température extérieure
Pour une PAC air/eau performante (Daikin Altherma 3, Atlantic Alféa Extensa) :
- À +7 °C : COP de 4,5 à 5
- À 0 °C : COP de 3 à 3,5
- À -7 °C : COP de 2 à 2,8
- À -15 °C : COP de 1,5 à 2
- À -20 °C : COP de 1,2 à 1,5
Même à -15 °C, la PAC produit 1,5 fois plus de chaleur qu’elle ne consomme. Elle reste plus économique qu’un radiateur électrique (COP = 1).
PAC standard vs PAC très basse température
Les PAC standard voient leur COP chuter sous -7 °C. Les PAC haute performance basse température (Daikin Altherma 3, Mitsubishi Zubadan, Atlantic Alféa Extensa+) maintiennent un bon COP jusqu’à -25 °C. Elles sont 20 à 40 % plus chères mais indispensables en zones froides.
Critère clé : vérifiez la puissance et le COP à -10 °C et -15 °C, pas seulement à +7 °C.
La température de bivalence
Pour une PAC bien dimensionnée, la température de bivalence (seuil déclenchant l’appoint) devrait se situer entre -5 °C et -10 °C. Si l’appoint se déclenche souvent, la PAC est sous-dimensionnée ou le logement insuffisamment isolé.
Impact selon la région
- Bretagne, Aquitaine : COP > 3 pendant 95 % des heures. 4 000 à 6 000 kWh/an.
- Alsace, Rhône-Alpes : COP moyen 2,5 à 3. 5 000 à 7 500 kWh/an.
- Montagne au-dessus de 800 m : géothermie ou PAC certifiée -25 °C recommandée.
Conclusion
La PAC fonctionne bel et bien en hiver. Choisissez le bon modèle pour votre zone climatique, exigez les données à -7 °C et -10 °C avant de signer, et vérifiez que la PAC est correctement dimensionnée.







