Derrière le R32, un autre fluide monte en puissance et pourrait bien devenir le standard de demain : le R290, tout simplement du propane. Poussé par la réglementation, il coche presque toutes les cases, avec une réserve de taille. Décryptage.
Un impact climatique quasi nul
Le grand atout du R290 est son potentiel de réchauffement quasi nul, de l’ordre de 3, à comparer aux 675 du R32 et aux 2088 du R410A. C’est ce qui le met à l’abri des restrictions : les fluides naturels comme le R290 ne seront jamais soumis aux quotas de réduction que la réglementation impose aux gaz fluorés. À l’horizon 2029-2030, quand seuls les fluides à potentiel inférieur à 150 seront autorisés, le R290 sera en première ligne.
La contrainte : l’inflammabilité
Le revers est connu : le propane est inflammable. Cela impose des règles de sécurité strictes et limite, pour l’instant, la charge de fluide dans les appareils résidentiels, donc leur puissance et leur configuration. Les fabricants et installateurs doivent adapter la conception et la manipulation. Ce n’est pas rédhibitoire, le propane étant utilisé sans souci dans les réfrigérateurs depuis des années, mais cela explique un déploiement progressif plutôt qu’immédiat.
Où en est le R290 aujourd’hui
Le R290 se développe surtout sur des appareils compacts et des pompes à chaleur, et gagne du terrain à mesure que la réglementation resserre l’étau sur les fluides fluorés. L’offre résidentielle en climatisation reste plus limitée que celle au R32, mais elle s’étoffe. Le mouvement est enclenché, porté par une exigence environnementale qui ne faiblira pas.
Faut-il l’attendre pour acheter ?
Pour un besoin actuel, non : le R32 reste le choix disponible et conforme, comme nous l’expliquons dans notre article sur l’achat d’une clim au R32 en 2026. Le R290 est l’avenir, mais un avenir qui se construit sur plusieurs années. Le suivre de près est utile pour anticiper un futur remplacement, sans pour autant retarder un projet dont vous avez besoin aujourd’hui.

