La quatrième vague de chaleur de l’été relance la même question chez les abonnés au tarif Tempo d’EDF : faut-il redouter un jour rouge quand la clim tourne à plein régime ? La réponse tient en une ligne, et elle rassure.
L’essentiel
- Les 22 jours rouges de Tempo sont placés uniquement entre le 1er novembre et le 31 mars, jamais l’été.
- Pendant une canicule de juillet, votre clim tourne forcément sur un jour bleu (le moins cher) ou, plus rarement, sur un blanc.
- Chaque jour Tempo a des heures creuses de 22h à 6h, nettement moins facturées que les heures pleines.
- Le vrai levier l’été : refroidir le logement la nuit en heures creuses et lever le pied aux heures les plus chaudes.
Tempo en trente secondes
Le principe est simple à retenir. EDF colore chaque journée de l’année selon la tension sur le réseau électrique : bleu quand tout va bien, blanc quand la demande grimpe, rouge les jours les plus critiques. Sur l’année, on compte 300 jours bleus, 43 blancs et 22 rouges. Le bleu vous fait payer l’électricité moins cher qu’un tarif de base classique, le blanc un peu plus, et le rouge beaucoup plus, avec un kilowattheure d’heures pleines qui peut approcher les 0,706 €.
À cet étage de couleurs s’ajoute un second, celui des heures. Sur chaque jour, quelle que soit sa couleur, les heures pleines courent de 6h à 22h et les heures creuses de 22h à 6h. Ce sont ces heures creuses de nuit qui reviennent le moins cher. Retenez donc deux boutons à actionner : la couleur du jour, que vous subissez, et le moment de la journée, que vous choisissez.
Pourquoi aucun jour rouge ne tombera pendant la canicule
C’est là que beaucoup se trompent, et la confusion coûte cher en angoisse inutile. Les jours rouges ne peuvent tomber qu’entre le 1er novembre et le 31 mars, en semaine, jamais un week-end ni un jour férié. La logique d’EDF est celle du chauffage électrique : c’est en hiver, un soir de grand froid vers 19h, que des millions de convecteurs et de pompes à chaleur tirent en même temps sur le réseau et menacent de le saturer. Le rouge sert à décourager la consommation à ce moment précis.
En plein mois de juillet, ce risque n’existe pas au même degré. La demande estivale liée à la climatisation reste, à l’échelle nationale, bien inférieure à la pointe de chauffage hivernale. Résultat concret pour vous : pendant ces journées à 38 degrés, votre compteur affiche du bleu, parfois du blanc, et vos jours rouges sont déjà tous consommés depuis mars ou attendent l’hiver prochain. Faire tourner la clim un 28 juillet sous Tempo, c’est donc profiter du tarif le plus bas de la grille.
Optimiser vraiment sa clim l’été sous Tempo
Puisque la couleur ne joue pas contre vous, tout se gagne sur les heures. La méthode qui paie le mieux tient en un mot : anticiper. Plutôt que de lutter contre 35 degrés à 15h, lancez la climatisation en fin de nuit et tôt le matin, dans la plage 22h-6h, pour pré-refroidir le logement en heures creuses. Vous stockez de la fraîcheur dans les murs et le sol quand l’électricité est au plus bas, et vous entamez la journée avec plusieurs degrés d’avance.
Le second réflexe consiste à ne pas sur-solliciter l’appareil aux heures pleines de l’après-midi, les plus chaudes et les plus chères. Fermez volets et rideaux côté soleil, visez un écart raisonnable avec l’extérieur, et laissez la clim entretenir la fraîcheur du matin au lieu de repartir de zéro. Sur ce point, un réglage sobre change beaucoup la note, comme le montre notre comparatif sur l’effet de trois degrés de consigne sur la facture.
Enfin, la clim n’a pas à tout faire seule. Dans bien des logements, ouvrir en grand pendant la nuit suffit à évacuer la chaleur accumulée, une bonne partie de l’année sans dépenser un centime. Notre guide sur la surventilation nocturne détaille comment enchaîner air gratuit la nuit et clim ciblée le jour. Et si vous voulez automatiser le pré-refroidissement en heures creuses, un pilotage domotique s’en charge sans y penser, un principe qu’on développe pour le pilotage et le délestage.
| Couleur du jour | Période et intérêt pour la clim |
|---|---|
| Bleu (300 jours) | Toute l’année, dont la quasi-totalité de l’été. Tarif le plus bas, idéal pour climatiser. |
| Blanc (43 jours) | Réparti sur l’année, possible en été. Tarif intermédiaire, la clim reste raisonnable. |
| Rouge (22 jours) | Du 1er novembre au 31 mars seulement, en semaine. Jamais pendant une canicule. |
| Heures creuses (22h-6h) | Tous les jours, quelle que soit la couleur. Le meilleur moment pour pré-refroidir. |
Le vrai sujet Tempo, c’est l’hiver
Si vous hésitez encore à basculer sur cette option, gardez la bonne grille de lecture. Tempo récompense ceux qui savent effacer leur consommation les 22 jours rouges d’hiver, quand le chauffage pèse le plus lourd. C’est là que se joue la rentabilité de l’offre, entre poêle d’appoint, gros pull et cuisine décalée le soir. L’été, l’abonné Tempo n’a aucune contrainte de couleur à gérer, seulement des heures creuses à exploiter.
Autrement dit, la canicule n’est pas un piège Tempo, c’est presque un cadeau tarifaire. Les économies restent estimées et dépendent de votre logement, mais le raisonnement, lui, ne change pas.
Avant la prochaine vague de chaleur, prenez trente secondes pour programmer votre clim sur la plage 22h-6h : c’est le geste qui rapporte le plus, sans le moindre jour rouge à l’horizon.
Bon à savoir pour vérifier par vous-même : la couleur du lendemain est annoncée chaque jour vers 11h, sur l’application EDF et par SMS si vous activez l’alerte, ce qui vous laisse le temps d’ajuster.




